La nouvelle feuille de route pour l’ingénierie et le génie écologiques, horizon 2030 a été lancée officiellement le 24 juin 2025. Plus de 50 actions sont prévues au sein de 6 grandes ambitions. 

Une stratégie nationale pour la biodiversité

L’objectif de cette feuille de route ? Rendre l’écologie opérationnelle à travers des projets concrets portés par les collectivités, les aménageurs, les industriels ou les gestionnaires d’espaces naturels.

Une double ambition : Généraliser l’usage de l’ingénierie et du génie écologiques dans tous les projets d’aménagement. Homogénéiser la qualité de l’accompagnement des projets sur tout le territoire.

Cette feuille de route s’organise en 6 axes et s’articule autour de 15 actions structurantes et 40 actions complémentaires, toutes destinées à la maîtrise d’ouvrage, aux entreprises, aux acteurs de la recherche et à la formation.

Implication forte et essentielle de l’A-IGEco et ses réseaux membres

L’équipe opérationnelle de l’A-IGEco et les nombreux bénévoles des réseaux membres ont travaillé intensément en 2024 et début 2025 afin de produire 25 fiches actions pilotées ou co-pilotées par notre fédération (sur les 55 présentes dans la feuille de route).

Actions où l’A-IGEco (équipe opérationnelle et/ou réseaux membres) est pilote ou co-pilote :

  1. Positionner l’ingénierie et le génie écologiques comme outil d’intégration de la biodiversité dans les projets des élus : de la planification aux travaux 
  2. Réalisation d’une « Mallette d’aide à la commande publique » spécifique à l’ingénierie et au génie écologiques 
  3. Prix national du génie écologique : proposer une animation stratégique des lauréats 
  4. Aider les acheteurs à trouver un prestataire et développer le sourcing (= massification et mise en valeur) par le biais de l’Annuaire national des entreprises de l’ingénierie et du génie écologiques 
  5. Proposer un plaidoyer en faveur de la viabilité économique du génie écologique et des solutions fondées sur la nature 
  6. Pour une structuration de la filière : vers un contrat stratégique de filière et la création d’un code de la nomenclature d’activités française 
  7. Prospective : réaliser une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences sur la filière 
  8. Adapter les assurances et les garanties aux enjeux, aux études et travaux reposant sur le vivant et/ou l’utilisant 
  9. Intégrer les connaissances techniques et scientifiques dans la commande publique : mettre à jour les prescriptions des cahiers des charges en fonction des avancées techniques et scientifiques 
  10. Lancer une étude sur les types de marchés existants où le génie écologique serait mobilisable 
  11. Organiser et développer les filières locales, les matériaux et le matériel en prenant en compte les spécificités ultramarines 
  12. Favoriser le recours au géofilet en fibres naturelles 
  13. Renforcer la reconnaissance et la lisibilité des métiers et des formations en biodiversité.

Cette action est en deux parties :

  • Une campagne de communication ambitieuse à destination du grand public et des acteurs du secteur, afin de promouvoir les métiers concernés et leur évolution
  • La création d’un portail national des métiers et des formations, couvrant l’ensemble des formations en biodiversité, initiales et continues.
  1. Structurer et animer un vivier national de formateurs et d’experts 

Cette action est en deux parties :

  • Création et structuration d’un réseau d’experts formateurs, organisé par thématiques et par territoires, afin d’assurer une répartition équilibrée des compétences au niveau national.
  • Animation et montée en compétences du réseau, en favorisant la formation des formateurs et en encourageant la collaboration entre les différents réseaux existants
  1. Promouvoir les métiers et les formations de l’ingénierie et du génie écologiques, et s’assurer de leurs qualités – Labellisation des formations
  2. Formation initiale bien dimensionnées et certifiantes : identifier et certifier les blocs de compétences pour les métiers de la biodiversité à faire valoir dans les répertoires nationaux (RNCP ou RS), et créer un observatoire des métiers. 
  1. Création de nouvelles filières de formation aux métiers de la biodiversité avec la création d’écoles d’application consacrées au génie écologique.
  2. Création de nouvelles filières de formation aux métiers de la biodiversité avec la création d’un Campus des Métiers et des Qualifications (CMQ) en région Occitanie 
  3. Création de nouvelles filières de formation aux métiers de la biodiversité avec le développement d’une offre de formation continue à destination des professionnels de la biodiversité  
  4. Développer des parcours de validation des acquis de l’expérience 
  5. Développer des démonstrateurs, des programmes de recherche-action : participer aux PEPR, aux sites démonstrateurs de l’OFB, renforcer les liens avec les zones ateliers 
  6. Création d’un fonds commun d’investissement/fondation de coopération scientifique 
  7. Développer l’innovation, le transfert technologique, l’accompagnement technique pour l’innovation et la valorisation nationale et internationale dans le domaine de l’ingénierie écologique 
  8. Renforcer la visibilité du génie écologique lors d’événements nationaux pour les  collectivités et entreprises 
  9. Faire connaître les métiers de l’ingénierie et du génie écologiques aux étudiants 

Nous avons donc 5 ans pour mettre en place toutes ces actions (dont certaines ont déjà démarré) !

Journée de lancement de la Feuille de route ingénierie et génie écologiques – Horizon 2030, le 24 juin 2025 à Paris

Quelques rappels

La feuille de route s’inscrit dans une politique publique ambitieuse au service de la biodiversité. Elle propose des mesures concrètes pour :

  • Soutenir l’innovation et l’investissement,
  • Intégrer pleinement l’ingénierie et le génie écologiques dans la transition écologique et climatique.
  • Stratégie nationale biodiversité (SNB) adoptée le 27/11/23.
  • Stratégie nationale aires protégées (SNAP)
  • Plan eau (mesure 32)
  • Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC3)
  • Stratégie contre l’artificialisation des sols
  • Stratégie de gestion intégrée du trait de côte
  • Plan Nature en ville

Ces outils sont renforcés par le nouveau Règlement européen sur la restauration de la nature.

Le ministère de la transition écologique, notamment la Direction de l’eau et de la biodiversité (DEB),

L’Office français de la biodiversité (OFB)

Et l’A-IGÉCO.

Sommaire
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

This site is registered on wpml.org as a development site. Switch to a production site key to remove this banner.